Présentation

Captain OJCap'tain OJ, ex sportif de haut niveau (dans les belles années 1984-1989 en windsurf), puis triathlète niveau national pendant près de dix ans, pratique ensuite intensivement la chasse sous marine jusque dans les années 2004,plus de 15 ans de pratique en tant qu'entraineur de natation, triathlon puis  entraineur national de planche à voile 2000-2004, pour devenir aujourd'hui guide de pêche en mer avec le même perfectionnisme...(voir CV OJ)

Cap'tain OJ, plutôt spécialiste sur la Rochelle de la pêche en dérive du bar et du maigre sous toutes ses formes, leurre souple, mort-manié, vif,lancer-ramener, appats naturels...aux abords des iles de Ré et Oléron..vous invite volontiers à embarquer à la conquête du Graal, sorties adaptées à tous, jeunes et moins jeunes..

Motivation première: Donner du plaisir à ses stagiaires...
Bonne visite,

Cap'tain OJ    

 

 Tel: 06 50 58 56 59 
      ou direct :
olivierjournaux@neuf.fr

 

Traduction google du site

allemagneangleterreespagnegreceitalie 
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Sortie pêche cadeau...

noelSi vous souhaitez offrir à un ami , votre conjoint(e), une sortie pêche pour son anniversaire ou Noel, sachez que, c'est un cadeau qui est généralement très bien reçu, original et qui fait très plaisir.

Ce cadeau lui permettra ensuite rapidement de me contacter (tout début janvier) pour avoir le maximum de choix au niveau des dates sur l'année en cours.

Envoyez moi votre demande ici : olivier@captainoj.com et je vous réponds immédiatement pour vous donner le cheminement à suivre.

 

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Captain OJ et ses droles de dames (2)Réveil douloureux et aux aurores, il est 5 heures…Après un solide petit déjeuner, Pierrot, mon père, François - alias çois - son fils et mon frère par la même occasion, Cécile, ma belle sœur – dite jolie-sœur-, Cilou, ma petite sœur, et moi-même, grimpons dans la voiture rouge. La route est déserte à cette heure matinale, le soleil ne tarde pas à se lever, le trajet est rapide sous la conduite souple et énergique de çois. A 8 heures tapantes, nous nous garons sur le port de pêche de La Rochelle.

Le Cap’tain, arborant un large sourire, vient nous accueillir sur le quai. Nous montons à bord de son yacht, dont nous serons les seuls occupants durant les 10 prochaines heures. A peine le temps de prendre place sur la banquette arrière, l’ancre est levée, le bateau démarre, le ciel est d’un bleu époustouflant, la mer calme et lisse, l’aventure commence…

 

Une quarantaine de minutes en pilote automatique durant lesquelles le capitaine du vaisseau nous enseigne les rudiments nécessaires à la pêche au leurre de surface.

Les néophytes que nous sommes, nous la part féminine de l’équipage, écoutent avec sérieux les conseils prodigués par le maître à bord, qui tente régulièrement de déstabiliser notre attention en disséminant blagues et autres flagorneries dans son discours. Rien n’y fait, nous restons concentrées. Sitôt qu’il a le dos tourné et les yeux rivés sur l’appareillage dans la cabine, nous nous essayons à la réalisation du nœud, le fameux nœud qui décidera du sort de nos futures proies. Ou pas…Rien n’est moins sûr. Certes je sais tricoter mais je reste fébrile et perplexe face à ce fil de nylon qui me résiste sans m’obéir. J’espère pouvoir compter sur l’indulgence et le soutien du maestro…

 

Cap’tain stoppe le moteur et saisissant une canne, nous montre de quelle façon il nous faudra balancer l’engin à la mer. Son geste est beau, parfait, effectué avec une maitrise et une dextérité remarquables, ce qui force l’admiration.

Que tous ceux qui n’ont jamais lancé soient absolument convaincus de la difficulté résidant dans ce mouvement qui semble étonnamment et trompeusement simple tant qu’on ne s’y est pas essayés!

Ca roule les filles ...Il faut penser simultanément à une multitude de détails : les 40 cm de fil à laisser pendre entre l’extrémité de la canne et le leurre (je sais désormais ce qui se arrive si l’on dépasse cette longueur…), la position des mains sur la canne (non le petit doigt ne peut pas rester avec ses 4 amis…), le placement parallèle du coude (inutile d’envisager de faire reposer sa canne sur son ventre…), le pick up à dépickuper (je peux expliquer ce qui se passe si on oublie…), l’index qui crochète le fil avant de le libérer au moment, et à celui-là seulement, où la canne se retrouvera alignée dans le prolongement du bras (je sais dorénavant où finit le leurre lorsqu’on oublie de décrocheter son doigt…), l’élévation des bras à 45 degrés derrière la tête tout en veillant à ne pas envoyer les hameçons rivés sur le leurre écorcher ses voisins (je sais maintenant ce qu’il advient si cet angle n’est pas respecté…), le lancer de la canne suivi du célèbre fouetté de l’avant-bras, mouvement expert (et improbable pour ma part…) censé projeter le leurre à des centaines de mètres dans la mer devant vous (si tant est qu’on parvienne à maitriser la trajectoire capricieuse du projectile…), le ralentissement du fil à réaliser du bout des doigts de la main gauche à moins que l’on ne souhaite faire lamentablement et bruyamment plonger son leurre dans la mer (il m’a fallu quelques bonnes heures avant d’y parvenir…), le pick up à repickuper dans la foulée, la main gauche qui doit veiller à mouliner le moulinet de façon régulière et silencieuse, tandis que, exactement en même temps, la main droite s’évertue à faire danser le bout de la canne dans un mouvement horizontal, agile et vif, censé berner les potentiels bars et leur donner l’illusion que le leurre est un jeune poisson qui frétille en surface des flots.

 

Cécile B, bar mouchetéLes premiers essais furent épiques, aléatoires, voire ridicules…surtout pour nous les moussaillons féminins, Papa et çois étant davantage aguerris que nous à cette pêche.

Ils nous ont laissé nous exercer laborieusement sur le pont arrière, tandis qu’ils posaient leurs pénates à l’avant du yacht durant tout le périple et lançaient inlassablement et patiemment comme tout pêcheur qui se respecte. On ne les a guère entendus et c’est sous la coupe bienveillante, le regard constant et attentif, les conseils patients et les motivations efficaces du Capt’ain que nous avons essayé, recommencé encore et encore, lamentablement échoué, beaucoup ri et finalement réussi à améliorer nos lancers. Jusqu’à parvenir à une réelle satisfaction, un vrai plaisir et une excitation palpable à l’idée que le prochain jeté de canne serait celui qui nous sacrerait pêcheuse de gros.

Jolie-sœur et Cilou ont été les premières à faire émerger de l’eau des bars de taille raisonnable, tandis que je devais me contenter de voir mon leurre rose poursuivi par de nombreux, mais néanmoins futés, spécimens qui se gardaient bien d’y mordre. Il y a eu pourtant de nombreuses attaques, notamment dans ce noir et grouillant nuage d’anchois qui d’après le spécialiste Cap’tain dissimulait du beau monde et aurait dû nous voir davantage victorieuses.

 

Francois, bar de surface de 2.5 kgsIl y eut la pause café-chocolatines en milieu de matinée, puis le pique-nique du déjeuner avec de délicieuses tartelettes aux fruits accompagnées des bulles d’un champagne resté agréablement frais. Qu’espérer de mieux que se retrouver à trinquer aux 37 ans de petit frère, en plein milieu de l’océan, sous un soleil radieux, en famille et en compagnie d’un hôte drôle et charmant…Un vrai moment de calme et de félicité, bien éloigné de l’agitation et du tumulte de la vraie vie, un instant privilégié qui nous réconcilie avec les plaisirs simples et nous rapproche de la nature et de son inégalable supériorité.

 

Nous nous sommes ensuite essayés à la pêche à l’aplomb qui consiste à laisser choir son leurre au fond de la mer, un leurre au corps plombé et doté d’une queue caoutchouteuse et molle, puis à effectuer de la main droite un mouvement vertical, régulier et souple, qui décrit une sorte de demie courbe dans les airs, tout en veillant à maintenir en permanence le fil tendu. Puisque nous pêchons à l’aveugle cette fois ci, il nous faut, en simplement ressentant le mouvement de la canne, imaginer le leurre s’échouant par petits à-coups en douceur sur le fond marin, soulevant une nuée de poussière sableuse, qui reproduit la nage d’un petit poisson dans les profondeurs de l’océan. Peu de réussite pour nous via cette technique, et ceci, malgré les félicitations du Cap’tain, épaté de nos prestations. Comme quoi, leçon d’humilité du jour, il semblerait que maitriser le geste ne garantit nullement le résultat…

Cécile, bar de 3.0 kgsUn des grands moments de cette journée revient à Cilou qui a fait surgir au bout de sa ligne un magnifique bar de 59 cm, une sorte de mastodonte comme j’ai peu eu l’occasion d’en voir, et de taille supérieure au premier beau poisson sorti par çois en fin de matinée. 

A l’aide des recommandations calmes et avisées du Cap’tain, Cilou est parvenue sans difficulté apparente à extraire de l’eau cette proie de 2,5 kilos, qui n’a eu de cesse de se débattre comme un beau diable pour tenter d’échapper aux mailles de l’épuisette, avant d’atterrir mécontent dans le bassin disposé à l’arrière du bateau. 

Cette jolie prise a attisé l’envie de chacun d’entre nous de devenir le prochain grand vainqueur de la journée et nous sommes retournés à nos postes, persuadés, surtout moi, que le prochain lancer serait le bon. Que nenni…

 

J’ai cassé une fois, obligeant le Cap’tain à manœuvrer pour récupérer mon leurre, j’ai fait des nœuds et me suis emmêlée plusieurs fois dans les fils de mes voisines, j’ai maladroitement envoyer mon leurre embrasser le fond du bateau ainsi que la coque (oups, désolée Cap’tain…), je me suis rompue les mains, démonté les épaules et broyé les muscles des avants bras, j’ai laissé  mon nez et mes épaules revêtir un rouge carmin…, mais je n’ai jamais vu mon enthousiasme retomber, je n’ai jamais relâché mes efforts et mon envie d’en découdre avec ces animaux respectables, je n’ai pas compté le nombre de fois où j’ai lancé ma canne en étant persuadée que cette fois-ci mon geste allait approcher la perfection et me donner la joie puérile d’avoir accroché au bout de ma ligne un somptueux bar. Je crois dorénavant comprendre ce qui motive la patience des pêcheurs…

Bilan personnel : deux bars de taille modeste mais le sentiment d’avoir vécu une expérience fabuleuse et enrichissante, lors d’une journée radieuse et magique.

 

Merci, un grand et chaleureux merci au Cap’tain, sans qui rien n’aurait été semblable…

 

Isabelle

 

"Je profite de ce très sympathique article ,de surcroit très bien écrit sans la moindre redondance, pour lancer une nouvelle rubrique ouverte à tous ceux qui désirent raconter leur sortie avec moi, bien sur sur le ton de l'humour car on a bien compris qu'on est là, surtout pas pour se prendre au sérieux mais bel et bien pour participer à un jeu qui est de tenter de prendre un beau poisson ....Alors, à vos plumes, et je promets un petit cadeau à l'auteur 2011 qui aura fait le plus beau récit...."  OJ


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